La grippe ayant pris possession de notre cocon, me voilà bien affaiblie et pas très créative en ce moment. Mais hier après midi, l'appel téléphonique de mon papé m'a donné envie de faire ce post... On peut se poser la question, pourquoi tant aimer la décoration d'antan?

Pour ma part, cela me rassure...cela m'enveloppe tendrement...et j'ai besoin de sentir cette âme toute particulière dans les objets, les meubles, les tissus...

J'ai la chance d'avoir encore mes grands parents près de moi..papé et mamé ( dans le sud, c'est comme ça que l'on dit lol )

pap____mam_

Je me souviens.....

Lorsque que j'étais une toute petite fille, que mes parents partaient passer un week-end avec des amis ou de la famille, je restais chez mes grands parents. Bien souvent, mes cousins Fabien et Yvelise étaient avec moi.

Nous passions alors l'après midi, à faire du patin à roulettes dans la cour, jouions à la dinette ou papé nous promenait dans sa petite carriole ...

Nous l'aidions après à tirer l'eau du puis pour arroser le jardin et de toutes nos forces d'enfants, nous appuyions sur la pompe pour faire couler l'eau dans la bassine en zinc, riant des éclaboussures.

Mamé, pendant ce temps, nous préparait souvent des crêpes pour un goûter bien gourmand...

En hivers, nous restions au chaud, près du fourneau et mamé nous apprenait à tricoter pendant que papé lisait son journal au bout de la table. Des moments paisibles et réconfortants où seuls nos bavardages et le coucou de l'horloge venaient ponctuer toute cette tendresse.

Le soir venant, c'était toujours autour d'un bon repas que nous poursuivions la journée...Mamé et Papé nous racontaient des anecdotes de leurs enfances, lorsqu'ils gardaient les vaches en Haute-Loire, leur "pays" d'origine.

Puis, nous nous installions devant la télévision pour regarder le "cirque" ; nous, les trois cousins bien serrés entre le papé et la mamé pour profiter de leurs câlins.

Mamé partait toujours à un moment nous chercher un carreau de chocolat à chacun, c'était notre petite gourmandise, notre petit rituel.

Puis, tous dans nos longues chemises de nuit et pyjamas à rayures, nous embrassions le papé et la mamé (qui sentait bon l'eau de cologne) avant de monter nous coucher. Allongée entre les draps blancs brodés, je caressais le mur au dessus de ma tête et je sentais la chaleur du tuyau du fourneau de la cuisine qui passait dans la cloison. Je sentais le poid si agréable du gros édredon empli de plumes et je m'endormais, rassurée...

C'est le bruit du cliquetis de la porte du fourneau qui me réveillait le matin. Papé le rallumait et peu à peu montait la douce odeur du café qu'il préparait pour mamé...encore aujourd'hui, à 90 ans, il n'y a plus le fourneau et papé prépare encore le café pour mamé et cela m'émeut toujours autant.

Pourquoi vous raconter ces souvenirs ? peut être parce qu'ils expliquent à eux seuls mes choix, mes envies et puis c'est si bon de se souvenir...et tout cet amour intact qui me donne la force d'avancer...

Merci Mamé, merci Papé...

Je vous aime ♥

Je vous laisse sur quelques images de notre cocon pour aller me reposer d'une nuit encore bien difficile...à très vite, bisous...

amour_du_temps_pass_